Ouverture des magasins le dimanche : les Français favorables

Depuis une dizaine d’années, le gouvernement se dirige vers une plus grande facilitation de l’ouverture des commerces le dimanche. Mais qu’en pensent les Français ? Selon les enquêtes du CREDOC, les avis n’ont pas foncièrement évolué sur la question depuis treize ans, avec une courte majorité de Français se prononçant pour.

Faut-il autoriser l’ouverture des commerces le dimanche ? Les chiffres du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC) montrent que la question divise. 53% des Français y sont favorables, alors que 47% s’y opposent. Le CREDOC, qui étudie le sujet depuis 2008, indique que ce rapport de force est le même depuis 13 ans. Quand les partisans plaident pour le gain de temps et la commodité d’organisation, les opposants estiment que le dimanche doit rester un jour familial.

Ouvrir les commerces pour gagner du temps et s’organiser plus facilement

Pour 59% des consommateurs favorables à l’ouverture dominicale, celle-ci leur permet de mieux s’organiser et de gagner du temps. C’est le critère qui arrive en tête. Pour d’autres (14%), acheter le dimanche représente un temps de loisir supplémentaire. D’ailleurs, 51% des achats concernent l’alimentation. 

Les jeunes sont davantage ouverts à une plus grande liberté d’ouverture : les 18-44 ans sont majoritairement favorables ou très favorables (entre 57 % et 59 % selon les âges). Un chiffre qui tombe à 43 % chez les 55-64 ans. Dans la pratique, les Français sont de plus en plus nombreux à aller faire leurs courses le dimanche (6 sur 10), et ils ne sont plus que 1 sur 5 à ne jamais faire de courses le dimanche, c’est trois fois moins qu’en 2008.

Respecter le repos dominical et protéger les salariés et le petit commerce

Pour les détracteurs, ouvrir le dimanche n’a aucune utilité. 96% d’entre eux estiment que le temps d’ouverture des commerces est suffisant pour que chacun s’organise pour faire ses achats. Par ailleurs, ils considèrent que l’ouverture dominicale peut avoir des conséquences négatives sur la vie familiale des salariés du commerce.

La tradition du dimanche comme jour destiné au repos ou au culte constitue donc un facteur déterminant d’opinions négatives. Ils sont également nombreux (92 %) à penser que ces ouvertures porteraient un mauvais coup aux petits commerces.