Commerces alimentaires et travail dominical : l’opportunité des caisses automatiques

Depuis 2 ans, il est possible en France de faire ses courses le dimanche après-midi. La raison ? Aucun caissier n’est là pour enregistrer le montant des marchandises. Ce sont les clients qui, aux caisses automatiques, scannent eux-mêmes leurs achats. Mais alors quelles sont les opportunités que représentent ces caisses en libre-service ? Et jusqu’où vont aller les enseignes alimentaires ? Décryptage.

Nous sommes le dimanche 25 août 2019, il est 13h passées, et pourtant le Géant Casino de la Roseraie d’Angers est ouvert aux clients. Ces derniers défilent dans les rayons du supermarché, jusqu’à se diriger vers les caisses afin de régler leurs achats…seuls. Ce n’est pas un caissier qui est présent pour les accueillir, mais une caisse automatique.

Alternative au travail du Dimanche

Seuls un assistant de caisse et des vigiles, issus d’une société extérieure au groupe, sont sur place pour assurer le bon fonctionnement du magasin jusqu’à 21h. Le code du travail impose un repos de 24 heures aux salariés. Il leur est donc impossible de travailler plus de six jours par semaine.

Une exception existe pour les commerces alimentaires leur permettant de déroger au principe du repos dominical jusqu’à 13 heures. En automatisant leurs caisses, les enseignes facilitent les achats, limitent le personnel et respectent le repos de 24 heures légal. A l’époque, Casino faisait figure de pionnier en la matière. Cette initiative s’est depuis démocratisée sur le territoire.

Pousser l’expérience client encore plus loin

Faire ses courses le dimanche en scannant soi-même ses articles est donc possible. Cependant, les enseignes poussent l’initiative encore plus loin en proposant des magasins 100% autonomes. C’est le cas de Carrefour qui vient d’ouvrir le premier supermarché sans caisse à Dubaï.

Avec CarrefourCity+, le parcours client est encore plus simple : l’accès au supermarché et le paiement des courses sont activés via l’application mobile Carrefour. Le client entre, prend ses articles et sort. Le montant est ensuite automatiquement prélevé sur la carte préenregistrée. Les consommateurs sont identifiés par leur structure corporelle grâce à la caméra et l’intelligence artificielle.

Ces projets, inspirés du modèle Amazon Go, progressent en France. Nul doute qu’en temps de Covid, faire ses courses plus rapidement et sans le moindre contact présente un argument de poids pour les consommateurs.