La Commission de l’économie du Conseil des Etats s’oppose à la suppression du repos dominical en Suisse

La Commission Suisse de l’économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) annonce, ce lundi 1er novembre, le rejet de l’initiative parlementaire Schneeberger intitulée « Travail dominical. Etablir la carté ».

En toile de fond, l’absence de clarté autour de ce projet qui prévoit une extension du travail du dimanche à l’ensemble des services suisses. Une décision saluée par l’Alliance pour le dimanche qui dénonce un nouveau pas vers la généralisation du travail dominical.

Une nouvelle extension du travail dominical ?

L’initiative Schneeberger a pour objet une extension historique du travail dominical. En effet, la mise en place de cette mesure permettrait à 75% des entreprises suisses exerçant dans les services d’employer ses salariés le dimanche. Des dispositions du protection de la loi sur le travail dans le secteur tertiaire seraient également supprimées. Cette modification législative aurait, de fait, des retombées sur des centaines de milliers d’emplois suisses.

« L’initiative aurait pour conséquence d’éloigner les gens les uns des autres dans la société. Les membres d’une même famille n’auraient plus congé les mêmes jours et ne pourraient donc plus se voir que très rarement. La famille, les relations parents-enfants, les activités d’entraide au sein de la famille et du voisinage seraient touchées, ainsi que la santé des employés », dénonce l’Alliance pour le dimanche.

Ce collectif, composé des églises, des syndicats, des organisations de femmes, des partis politiques et de la société suisse de médecine du travail considère que le repos dominical doit rester une réalité pour l’ensemble de la société. L’Alliance pour le dimanche appelle désormais la Commission du Conseil national à tenir compte de ce refus lors de sa délibération sur le dossier. « La Commission doit prendre ses responsabilités et rejeter une fois pour toutes cette initiative dangereuse pour la santé », termine-t-elle.