Travail du dimanche : marche arrière du ministre du Travail italien Luigi Di Maio

A l’occasion d’une interview télévisée diffusée sur la chaîne Rai, Luigi Di Maio a créé une immense surprise. Le ministre du Travail souhaite obliger les commerces italiens à fermer plusieurs dimanches par mois. La raison : permettre aux commerçants de passer plus de temps avec leur famille.

Après leur semaine de travail, les Italiens vont devoir s’habituer à faire leurs courses le samedi. Il y a quelques jours, Luigi Di Maio le ministre du Travail a surpris le pays dans une interview télévisée de la Rai. Il veut obliger les commerçants italiens à fermer leurs portes plusieurs dimanche par mois. « Ce seront des jours de repos obligatoires pour certains commerçants qu’ils pourront passer avec leur famille, et c’est la même chose pour les employés des centres commerciaux », indiquent-il.

Une revendication des petits commerces 

Cette annonce a de quoi interloquer les Italiens. Logique, ces derniers vivent dans le pays qui connaît les règles d’ouvertures les plus libérales d’Europe. Actuellement, A Rome, Via Del Corse, 150 boutiques sont toutes ouvertes et le chiffre d’affaires de cette seule rue s’élève à plusieurs millions d’euros. En effet, à la suite d’une réforme de 2012, toutes les boutiques peuvent ouvrir sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Pour les clients, « fermer les magasins le dimanche serait absurde, puisque c’est le jour où les gens sortent plus facilement ».

Cependant, les commerces de petite taille n’ont pas assez de personnel pour ouvrir le dimanche. C’est justement pour répondre à la pression des petits commerçants, qui se sentent écrasés par la concurrence, que le gouvernement a lancé ce projet. Selon le patronat italien, cette idée est délirante et menace même 50 000 emplois. Le ministre du Travail veut présenter son texte avant la fin de l’année.