Commerces angevins ouverts 4 dimanches en 2022 : la CFDT veut mesurer l’impact

Le maire d’Angers Christophe Béchu vient d’autoriser les commerces du centre-ville à ouvrir leurs portes quatre dimanches en 2022. Face à ces dérogations, le syndicat CFDT veut faire la lumière sur les conséquences économiques et sociale du travail dominical

Lundi 29 novembre dernier, à l’occasion du conseil municipal de la ville d’Angers, le maire Christophe Béchu a accordé quatre ouvertures dominicales (le 3 juillet, le 27 novembre et les 11 et 18 décembre) durant l’année 2022. Travailler le dimanche, un concept qui n’est pas partagé par le syndicat CFDT « Ce sujet doit faire l’objet d’un dialogue social, mais cela n’avance pas », relève Antoine Lelarge, le secrétaire de l’union départementale de Maine-et-Loire.

Si la CFDT se satisfait du nombre maximal de cinq dimanches d’ouverture sur l’année des commerces du centre-ville, il ne veut pas non plus banaliser cette démarche. « Nous savons que cela a un vrai impact sur la conciliation vie professionnelle-vie privée. Des questions restent toujours posées : le travail dominical doit être basé sur le volontariat, mais comment le garantir ? Quelles sont les propositions pour la garde d’enfants ? Ou pour les transports, quand on sait qu’il y a trois fois moins de lignes de bus le dimanche ? » poursuit le secrétaire syndical.

Autre point d’attention : les horaires d’ouverture. La CFDT considère que le dimanche matin est consacré à la culture, aux loisirs familiaux ou encore à la pratique sportive. Les angevins ne profitent donc pas de la matinée pour se rendre dans les commerces. Une ouverture uniquement l’après-midi serait plus pertinente selon Antoine Lelarge.

Le syndicat de Maine-et-Loire, en désaccord avec le diagnostic de la ville concernant les conditions de travail, estime que le dossier devrait être porté sur la place publique. La CFDT a donc décidé de mener une vaste enquête, au cours du premier trimestre 2022, auprès des salariés des commerces angevins ouverts ou susceptibles d’être ouverts le dimanche.

Objectif : avoir de la matière face à la collectivité pour proposer des solutions basées sur une réalité de terrain constatée. « Cela fait huit ans qu’on a des dérogations, mais aucun retour sur les impacts économiques et sociaux. Un bilan doit être mis en place », conclut Antoine Lelarge.