La Capa rejette les douze jours d’ouverture dominicale des magasins de Sarrola-Carcopino

Sarrola Carcopino

Lors du dernier conseil communautaire, Alexandre Sarrola, le maire de Sarolla-Carcopino, a demandé l’autorisation pour les commerces de la ville située au sud de la Corse d’ouvrir leurs portes douze dimanches pour l’année 2022. Sans succès. La Capa a refusé.

Les commerçants de Sarolla-Carcopino devront se limiter à cinq dimanches d’ouverture annuelle. Le dernier conseil communautaire a rejeté la demande du maire, Alexandre Sarrola, d’étendre à 12 jours le travail dominical. L’établissement public de coopération intercommunale, la Capa, a eu le dernier mot. Précisions.

Un refus qui favorise le dynamisme économique des centres-villes

Cette demande d’ouverture dominicale du maire de Sarolla-Carcopino ne s’intéresse pas aux commerces de détail alimentaire ni aux enseignes, qui bénéficient depuis 2016 d’une dérogation à la loi sur le travail du dimanche. Alexandre Sarolla souhaite en effet passer de cinq à 12 dimanches travaillés pour tous les autres commerces du territoire.

Face à des conseillers communautaires peu acquis à sa cause (seuls les élus de Sarrola ont voté pour), il s’est appuyé sur la situation de la capitale de l’île de beauté, dont les commerces sont autorisés à ouvrir 12 dimanches. « Ce qui est possible à Ajaccio ne l’est pas dans ma commune. Je ne pense pas que les commerces de Sarrola vident ceux d’Ajaccio, au contraire, je pense qu’ils se complètent », déplore le maire à la sortie du conseil communautaire,

L’élu plaide donc le « déséquilibre » et souhaite défendre les commerçants de sa commune. Cependant, les magasins concernés par sa demande se trouvent essentiellement aux abords de Sarolla-Carcopino, dans les galeries commerciales de Baleone. Son argument s’oppose donc à celui des commerçants du centre-ville qui considèrent justement ne pas jouer à arme égale avec la périphérie.

Selon l’adjoint au maire d’Ajaccio Stéphane Sbraggia, le rejet de la demande d’Alexandre Sarolla a pour motif de protéger les communes. « Nous prenons ces décisions afin de favoriser le dynamisme économique de notre centre-ville. L’esprit de la loi des douze dimanches est exactement celui-ci, c’est pour les commerces des centres-villes victimes d’un déséquilibre économique causé par leurs périphéries que le législateur autorise cela. Cette loi s’explique pour la capitale mais n’a pas été pensée pour les zones telles que Baléone », estime-t-il.