Travail dominical en Italie : quelles compensations ?

En Italie, tout salarié ayant effectué 6 jours de travail consécutifs a droit à un jour de repos hebdomadaire. Cependant, ces 24 heures de off ne doivent pas nécessairement tomber un dimanche. Les besoins d’organisation et de production, l’articulation des quarts de travail ou encore le type de tâches peuvent contraindre un salarié à se rendre dans l’entreprise un dimanche. Dans ce cadre, quelles compensations sont prévues ?

Un repos hebdomadaire cumulé avec le repos journalier

Selon la constitution Italienne, chaque salarié a droit à une période de repos hebdomadaire d’au moins 24 heures consécutives. Cette journée de libre tombe généralement le dimanche. Mais ce n’est pas obligatoire. L’employeur peut fixer ce jour quand il le souhaite, tant que cela est prévu par le contrat de travail. Dans tous les cas, la récupération garantie par le repos hebdomadaire doit avoir lieu dans un délai de 14 jours. Au repos hebdomadaire s’ajoute le repos journalier. Ce dernier dure 11 heures consécutives toutes les 24 heures. Par conséquent, le jour de repos hebdomadaire peut être ajouté à celui du repos journalier, atteignant un total de 35 heures.

Une hausse de salaire

Tout d’abord, il est important de rappeler que le travail dominical est possible uniquement si un accord est trouvé entre l’employeur et le salarié. Un Italien qui travaille le dimanche reporte son jour de repos hebdomadaire et dépasse donc les 6 jours d’exercice consécutifs. Il a alors droit à une augmentation de salaire, dont la somme est établie par les conventions collectives du pays. Cette indemnité complémentaire rémunère à la fois le travail effectué le dimanche (ou autres jours fériés) et les heures qui ont duré plus de 6 jours consécutifs.

Une période de repos accordée

L’employé du dimanche a également le droit à un repos compensatoire. S’il a été présent dans l’entreprise un quart de la journée, la direction doit lui accorder une période de repos au moins égale aux heures travaillées. Ce droit a pour but de protéger les salariés qui, travaillant plus de 6 jours consécutifs, peuvent ressentir une fatigue à la fois physique et psychique. Un repos compensatoire est également prévu pour ceux qui ont effectué des heures supplémentaires non rémunérées ou qui ont travaillé un jour férié, de nuit, ou encore dans des conditions jugées difficiles.