Un dimanche 1er mai travaillé est-il synonyme de paye doublée ?

Dimanche dernier, comme chaque année, les syndicats et travailleurs ont défilé partout en France pour célébrer la fête du travail. Sans oublier le traditionnel brin de muguet porte-bonheur que s’échangent les familles et les proches. Si le dimanche 1er mai est un jour férié et chômé pour la plupart des français, de nombreux salariés doivent tout de même se rendre au bureau. Mais alors, ce jour est-il payé double s’il est travaillé ?

Le dimanche 1er mai, les Français fêtent le travail lors d’une journée chômée et payée. Il est toutefois possible que certains salariés soient dans l’obligation de travailler. Mais alors existe-t-il des contreparties financières ? Plus précisément, l’employeur a-t-il l’obligation de doubler le salaire de cette journée ? Précisions.

Pour répondre à cette question, commençons par la base : la loi. Le droit du travail indique tout d’abord que le dimanche 1er mai est, en France, un jour férié et chômé. Par « chômé », il faut comprendre « non travaillé ». La grande majorité des Français n’exercent donc pas cette journée. Par ailleurs, le salarié qui reste chez lui ne doit en aucun cas faire face à une réduction de salaire. En effet, la loi oblige l’entreprise à maintenir le salaire de ses employés.

Le dimanche 1er mai est donc, par principe, un jour où l’on ne travaille pas. Néanmoins, on peut demander à un salarié d’embaucher lorsqu’il est employé « dans des établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail […]. C’est le cas notamment des hôpitaux ou bien des transports publics », explique l’article L3133-6 du Code du travail.

Place maintenant à la contrepartie accordée par l’employeur. Les personnes qui exercent le 1er mai ont droit, en plus de leur salaire habituel pour leur journée travaillée, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Concrètement, l’employeur est obligé de doubler la rémunération. En parallèle, les salariés du 1er mai peuvent aussi bénéficier d’un repos compensatoire. Cela dépend de la convention collective de leur entreprise.