Suite au Covid et aux retards dus à la pluie, La Nouvelle-Galles du Sud pourrait autoriser les chantiers dominicaux

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Jeudi 5 mai, Dominic Perrottet, le premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, a déclaré qu’il envisageait de lever l’interdiction du travail dominical sur les chantiers. Les absences d’ouvriers touchés par la Covid et le temps pluvieux à répétition sont à l’origine de la décision du chef du gouvernement. Le Parti travailliste s’y oppose, qualifiant cette idée de « bulle de pensée ».

Les habitants de la Nouvelle-Galles du Sud devraient se préparer à des week-ends rythmés par
le bruit des pelleteuses et des marteaux piqueurs. En effet, le gouvernement de l’Etat
australien, a l’initiative du premier ministre Dominic Perrottet, souhaite autoriser les chantiers
à construire le dimanche, à cause du temps humide persistant et des absences d’ouvriers
contaminés par la Covid.
L’interdiction du travail dominical dans les chantiers avait déjà été temporairement assouplie
début février afin d’alléger la pression exercée sur le secteur par les pénuries de personnel
liées au coronavirus. Cette autorisation a également permis aux ouvriers de rattraper le temps
perdu après que le temps pluvieux ait fermé les chantiers ces derniers mois. L’interdiction est
revenue en vigueur dès mars.
« Le travail le dimanche a déjà été généralisé pendant la pandémie. Nous examinons à
nouveau cette question afin de la traiter de manière équilibrée et appropriée. Il ne s’agit pas
nécessairement d’augmenter les heures de travail. Il s’agit de donner plus de possibilités aux
gens d’aller travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Je sais qu’il s’agit d’un
exercice d’équilibre, mais nous allons y arriver, comme nous l’avons fait dans le passé. Je
veux que les gens travaillent, je veux que les gens aient un emploi », poursuit le premier
ministre.
Cette proposition n’est pas au goût du Parti travailliste (NSW), qui refuse que la Covid ou la
météo servent de prétextes à une banalisation du travail dominical. Son leader, Chris Minns, a
déclaré qu’il ne soutiendrait pas ce projet sans avoir reçu un dossier complet expliquant la
stratégie du gouvernement.
« J’ai déjà vu ce genre de « bulle de pensées » émerger du ministre [de l’urbanisme Anthony
Roberts]. Bien souvent, elles s’évaporent après 24 heures », indique Chris Minns. Ce dernier
se dit également préoccupé par le fait que les ouvriers, qui exercent déjà de longues heures
dans des conditions très difficiles, puissent continuer à se reposer et à avoir des jours de
congés.