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Salariés

Travail du dimanche, choix contraint ou aubaine ?

Travail du dimanche, choix contraint ou aubaine ?

En 2017, la Fnac et les syndicats dont la CFDT, la CFTC, et la CFE-CGC ont signé un accord autorisant l’ouverture dominicale tout en fixant les garanties et contreparties pour les salariés. Cet accord est la preuve de l’existence possible d’un consensus autour du travail du dimanche.

Des convergences apparaissent autour des opportunités offertes par le travail du dimanche

L’accord de 2017 entre la Fnac et les syndicats est un exemple de négociation salariale et patronale réussie concernant la question du travail dominical. L’aboutissement de cet accord réside dans le fait que cette libéralisation offre des avantages aux deux parties et que celles-ci ont réussi à les concilier. Pour la Fnac, la possibilité d’ouvrir ses magasins le dimanche est un moyen de maintenir sa compétitivité et ses parts de marché dans un secteur ultra-concurrentiel et d’augmenter son chiffre d’affaires dans un contexte économique dégradé. De leur côté, les partenaires sociaux ont tenu à inscrire leur attachement au principe du volontariat, à la conciliation des temps de vie, à la vie familiale, aux compensations salariales et au repos compensateur. L’impératif économique des entreprises et les volontés des partenaires sociaux et salariés ne sont donc pas antinomiques. Le choix du travail dominical n’est pas contraint mais il implique une concertation qui peut aboutir sur un dialogue social gagnant-gagnant.

Les retours d’expériences confortent le mouvement de libéralisation du travail dominical

Selon une étude Nielsen de 2019, 5% du chiffre d’affaires de la grande distribution est réalisé le dimanche. Mais plus encore, l’ouverture dominicale représente 41% de la croissance de la grande distribution début 2019. Concernant les retombées économiques de la libéralisation du travail dominical dans les zones touristiques à la suite de la loi Macron de 2015, une étude de la chambre de commerce de Paris estime de 15 à 20% l’augmentation du chiffre d’affaires pour les magasins parisiens tout en avançant la création de 1500 emplois. Dans ces mêmes magasins, des rotations ont dû être organisées afin de faire face à la forte demande des salariés. Le succès parisien peut remettre en cause certains arguments des opposants au travail du dimanche notamment celui selon lequel les ventes du dimanche pénalisent les ventes du reste de la semaine.

L’enseignement de l’exemple de la Fnac mais aussi les retours d’expérience des magasins parisiens permettent d’entrevoir que les négociations autour du travail dominical peuvent faire émerger un compromis sur le sujet entre les employeurs et les salariés.

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