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Salariés

Travail du dimanche : tout à y gagner pour les salariés

Travail du dimanche : tout à y gagner pour les salariés

En matière de rémunération, la Loi Macron de 2015, institue une majoration salariale dominicale d’au moins 30% pour les employés du commerce de détail alimentaire. Pour les salariés, c’est donc une source nouvelle de rémunération et donc un gain de pouvoir d’achat. Sur la base du volontariat, le travail du dimanche présente des avantages pour le salarié qu’il est nécessaire de rappeler.

La rémunération : un atout majeur du travail du dimanche

Le slogan de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, “Travailler plus pour gagner plus” semble être parfaitement approprié au travail dominical. Pour le salarié c’est une source supplémentaire de revenu et un moyen de gagner en pouvoir d’achat. Néanmoins, l’ampleur de la rémunération dominicale dépend des conventions collectives. Si les vendeurs en prêt à porter peuvent prétendre à une rémunération au moins égale au double de la rémunération habituelle, les infirmières bénéficient d’un supplément de rémunération qui n’atteint toutefois pas le même rémunérateur. Autre exemple, selon la convention collective du groupe Casino, le travail du dimanche donne lieu à une majoration de 50% pour les heures effectuées. À noter que la majoration salariale peut être indemnisée, soit en argent, soit en temps de repos. Sur ce point, la loi évoque un repos compensateur égal au nombre d’heures travaillées le dimanche. De plus, le travail du dimanche est une opportunité de trouver un emploi. En effet, lycéens et étudiants peuvent travailler afin de financer leurs études. Ils bénéficient alors également d’une majoration de salaire. L’ouvrage Le salariat : histoire, théorie et formes, écrit en 2007 par Sophie Bernard et Flore Chappaz, nous apprend que la part de l’emploi étudiant en caisse est passée de 10% à 50% en 5 ans. Cette augmentation est en partie liée à l’essor du travail dominical. Les salariés semblent avoir perçu les avantages du travail dominical ; en témoigne leur volonté de travailler le dimanche.

Les nombreux volontaires du travail du dimanche

Le travail du dimanche est une réalité pour beaucoup de français. En 2011, selon l’enquête Emploi d’Elizabeth Algava et Lydie Vinck, 6,5 millions de salariés travaillent le dimanche, dont 3 millions de façon habituelle. À cela, il faut ajouter 1,6 million de non-salariés. Dans ce contexte, les nombreux hypermarchés qui souhaitent ouvrir le dimanche n’ont pas de peine à trouver des volontaires. La structuration de l’emploi dans les hypermarchés français peut expliquer cela. En effet, dans le commerce de détail alimentaire, une grande partie des salariés ne sont pas à temps plein. C’est le cas par exemple des hôtes et hôtesses de caisses pour lesquels le temps partiel est la forme de contrat qui prédomine. En 2016, selon le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, 30% des salariés de la grande distribution sont à temps partiels. Par conséquent, le travail du dimanche est un moyen pour le salarié d’augmenter le volume d’heures travaillées. Au-delà des chiffres, le travail du dimanche est une demande du salarié. En 2013, à la suite d’une action en référé de Bricorama, des magasins franciliens Castorama et Leroy Merlin sont condamnés à fermer le dimanche par le tribunal de commerce de Bobigny. En réaction, un collectif de salariés, “les bricoleurs du dimanche”, a vu le jour afin de revendiquer le droit de travailler le dimanche.

Le travail dominical présente donc de nombreux avantages pour les salariés. Sous une forme de volontariat il permet à chacun de vouloir travailler ou non en fonction de l’arbitrage entre vie de famille et travail et de ses propres besoins financiers. Pourquoi alors priver les salariés de ce qui constitue une nouvelle opportunité de gagner en rémunération ?

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